lundi 26 août 2013

L'argent fait-il le bonheur ?

Peu importe ce que l'on pense au sujet de l'argent, de manière générale en posséder est un bon remède pour s'acheter du bonheur...au moins temporairement.

En 1974, un économiste de l'université South California nommé Richard Easterlin formula le fameux Paradoxe d'Easterlin. Celui-ci indique que passé un revenu de confort, son augmentation n'a pas d'effet positif sur notre satisfaction de vie. Lorsque les besoins "basiques" (nourriture, se loger, s'habiller,...) sont assouvis nous restons tout simplement stationnaires dans notre niveau de bien-être subjectif.

Ce paradoxe fait bien souvent réagir car il contredit l'idée selon laquelle le fait d'être riche est une bonne chose pour le bonheur.  

En fait, il semble que le bon sens soit réaliste. Des recherches plus récentes, utilisant des résultats sur le long-termes et dans de nombreuses zones culturelles ont permis de démontrer qu'une augmentation de son revenu a bien un effet positif sur notre bien-être.  Une étude conduite par la Brooking Institution et Gerard R.Ford School of Public Policy de l'université du Michigan s'est basée sur l'analyse de données provenant de 155 pays. Les résultats démontrent que non seulement le bien-être subjectif augmente lorsque son revenu augmente, mais qu'il augmente d'autant plus que la personne habite dans un pays développé. 

10% sur un revenu de 45 000€ produit une plus forte augmentation de bien-être subjectif qu'une augmentation de 10% sur un revenu de 10 000€.

Pour autant, d'autres études montrent que cet impact dépend de la référence sociale que la personne a en tête. Si vous faites partie des 5% de personnes les plus riches dans votre pays mais souhaitez faire partie des 0,1% les plus riches, la comparaison négative entre votre revenu et votre désir va grandement limiter l'effet positif d'une augmentation de revenu, même de 10%.

Ainsi dans une société de l'image où il est plus facile que jamais de savoir comment vivent les personnes les plus riches de notre société, la comparaison sociale engendre une frustration pouvant limiter les effets positifs d'une augmentation de revenu.

--> L'influence d'un revenu sur le bien-être subjectif dépend donc autant du niveau de revenu que du point de référence sociale que l'on se fixe.  


Matthieu Poirot

Expert en qualité de vie au travail, leadership et développement organisationnel 

Expert in Quality of Life at Work, Leadership and Organizational Development 


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©Matthieu Poirot,2007-2016.

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