Ce qui manque dans la gestion du stress en entreprise, ce n'est pas une analyse de la situation mais des alternatives aux modes de fonctionnement du management actuel. Le changement fait souvent peur aux managers car il redistribue le pouvoir. Pourtant, l'enjeu majeur dans ce siècle émergeant, sera la tension croissante entre la santé et l'organisation.
Dans une société d'abondance (relative en ce moment, il est vrai), la légitimité du travail dépend de sa faculté à favoriser le bien être émotionnel. Le rôle d'une organisation et de son management est de proposer un travail favorisant la santé psychologique. C'est cette stratégie qui légitime l'engagement des collaborateurs dans un projet collectif. La santé n'est pas la conséquence du travail, elle est aussi sa cause ! Pourtant le management reste bloqué au stade de l'efficacité car il a été inventé au 19ème siècle pour résoudre ce problème. La santé n'est pas encore considérée comme faisant partie de son champ d'action. Il reste encore à inventer le futur du management. Les gagnants de demain seront sans doute ceux qui forgent en ce moment l'innovation managériale, capable de concilier efficacité et santé.
mercredi 11 mars 2009
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1 commentaires:
merci!
j'ai entendu, écouté votre écrit.
il ouvre ma fenêtre de johari sur la définition de santé telle que le définit l'OMS "Etat de bien-être physique psychique et social" et cet article s'imbrique dans mon hypothèse de mémoire : "législation et réglementation comme opportunités de bientraitance institutionnelle.En effet en sous partie je traite du management qualité et affirme qu'un salarié bientraité est un accompagnant bientraitant. Emmy Werner va plus loin apposant la résilience à l'organisation
mais comment défendre cela face à un N+1 qui souffre de complexe d'infériorité ou qui ne peut entendre l'humilité et la chaleur humaine? Comment l'accompagner vers le changement sans le faire souffrir émotionnellement?
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