vendredi 18 mai 2007

favoriser l'équilibre de vie

Il nous semble indispensable que le salarié puisse bénéficier d’un temps de vie hors travail suffisant pour développer des aspirations personnelles corolaire d’une disponibilité psychique. Une entreprise exigeant une disponibilité continue à ses salariés court le risque de développer une population captive.


Les Pays-Bas ont adopté des politiques et des lois pour aider les travailleurs à concilier leur travail avec leurs autres intérêts et responsabilités. Parmi les approches stratégiques adoptées aux Pays-Bas, mentionnons le droit d’aménager le temps de travail, le congé parental et les autres congés destinés aux soins des membres de la famille et une initiative stratégique ayant pour objet de faciliter la conciliation entre le travail et les soins aux enfants et d’aider les travailleurs âgés à demeurer sur le marché du travail aussi longtemps que possible.

En vertu de la Loi d’aménagement du temps de travail (Adjustment of Hours Law) (2000), les travailleurs néerlandais peuvent demander une réduction ou une augmentation de leurs heures normales de travail. En règle générale, l’employeur est tenu d’accéder à cette demande à moins d’avoir une raison valable de refuser. En outre, il n’a généralement pas le droit d’exiger de connaître les raisons qui motivent la demande.

Dans la pratique, cette loi offre aux Néerlandais la possibilité de travailler à temps plein au début de leur carrière, de passer à un horaire de quatre jours lorsque leurs enfants sont en bas âge, de reprendre le travail à temps plein lorsque leurs enfants grandissent et qu’ils ont moins besoin de surveillance parentale et, enfin, de revenir au travail à temps partiel au cours des années précédant la retraite. Bref, les employés peuvent réduire ou augmenter leur nombre d’heures de travail sans nuire à la qualité de leur emploi. Toutefois, la rémunération et les avantages sociaux sont réajustés au prorata du nombre d’heures travaillées.

Depuis la mise en œuvre de cette loi, le taux d’emploi à temps partiel a augmenté et le pourcentage de personnes travaillant à temps partiel contre leur gré a diminué. Entre 1999 et 2001, la proportion de travailleurs à temps partiel est passée de 39,8 à 42,2 p. 100, tandis que le pourcentage de personnes travaillant à temps partiel contre leur gré chutait de 4,3 à 2,5 p. 100[1]. Enfin, soulignons que, parmi les pays de l’EU, les Pays-Bas enregistrent, et de loin, le taux de travailleurs à temps partiel le plus élevé et le taux de travailleurs à temps partiel involontaire le plus faible.

Matthieu Poirot

Expert en qualité de vie au travail, leadership et développement organisationnel 

Expert in Quality of Life at Work, Leadership and Organizational Development 


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©Matthieu Poirot,2007-2016.

[1] Commission européenne, Annuaire Eurostat 2003 – Le guide statistique de l'Europe – Données 1991-2001.
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